Comment Pochettino a-t-il transformé Tottenham ?


Invaincu depuis 12 matches, Tottenham n’a jamais été aussi bien armé pour se qualifier en Ligue des champions. Focus sur la nouvelle dimension prise par l’équipe de Pochettino.

Patience et football ne font pas toujours bon ménage. Dans un monde trépidant où le football est souvent synonyme de court-termisme et de réactions instinctives malvenues, il devient de plus en plus rare de voir un manager prendre son temps pour construire son équipe. Qu’on lui donne ce temps, plus exactement. Plus grand est le club, plus la pression sur le manager est importante dans la quête de résultats immédiats. Seulement, Mauricio Pochettino et Tottenham prouvent à l’heure actuelle que la patience peut avoir du bon.

L’Argentin a pris la tête du club à l’été 2014 et avait la lourde tâche de faire renaître un club qui se perdait peu à peu depuis le départ de Gareth Bale. Son fantôme était là. Toujours. Après le passage d’André Villas-Boas et celui de Tim Sherwood, Mauricio Pochettino devait reconstruire l’effectif et non le rénover. Et à l’issue de sa première saison, les performances à White Hart Lane ont légèrement été sous-estimées.

Cet été, les transferts effectués par Tottenham ont été astucieux. Lewis Holtby, Paulinho, Etienne Capoue, Benjamin Stambouli, Vlad Chiriches, Aaron Lennon et Emmanuel Adebayor sont partis ou ont été priés de partir pour laisser place à Toby Alderweireld, Son Heung Min, Dele Alli, Kevin Wimmer, Kieran Trippier et Clinton Njie pour renforcer l’équipe ou densifier la qualité de la rotation. Mauricio Pochettino a mis fin au narcissisme pour construire une équipe plus crédible et plus en phase avec la Premier League. Le résultat est sans appel, l’équipe est invaincue depuis la première journée de championnat.

Un club compétitif grâce à ses ajustements défensifs

  • Principes défensifs et bilan avec Southampton et Tottenham

Quand il était à Southampton, Pochettino faisait courir ses joueurs sur des charbons ardents en présaison et entre trois sessions d’entraînement. Sous Andre Villas-Boas puis sous Tim Sherwood, il était difficile de définir le jeu de Tottenham. Maintenant que Pochettino est là, l’identité de jeu est limpide. L’Argentin a personnifié le pressing haut en Angleterre.

« Notre style de jeu est de gagner le ballon dès que que nous l’avons perdu, explique Pochettino dans le Guardian. Nos lignes montent et on exerce un pressing tout-terrain. Quand on perd le ballon, on doit avoir cette mentalité de le regagner aussi vite que possible. Il peut sembler qu’on court plus, mais on court juste de façon plus organisée. » Quand Mauricio Pochettino a quitté Southampton, les Saints avaient une possession de balle moyenne en Premier League supérieure à son prédécesseur, Nigel Adkins (59% contre 49%), plus de passes par match (515 contre 421), un taux de passes complétées plus important dans le territoire adverse (74% contre 70%) et, bien sûr, l’équipe concédait moins de buts grâce à une ligne défensive haute qui permettait d’obtenir trois fois plus de hors-jeu que sous Adkins. « Il a inculqué l’agressivité à chacun de nous, avoue le jeune milieu de terrain de 21 ans de Southampton, James Ward-Prowse. Et cela se voit dans la façon dont on joue sans ballon, dans le pressing et cette volonté de récupérer le ballon. Il nous a donné cette croyance que peu importe qui nous affrontons, que ce soit Manchester City ou une plus petite équipe, nous pouvons les battre aussi longtemps que nous restons concentrés sur ce que nous avons à faire. »

Des propos qui corroborent ceux de Morgan Schneiderlin rapportés par le blog Kick-off de Romain Molina quand l’international français évoluait sous l’égide de Mauricio Pochettino à Southampton. « (…) On doit bloquer l’axe. Il nous répète toujours que c’est le cœur du jeu et qu’il y a toujours plus de solutions depuis l’axe : changements de côté, etc. Il insiste beaucoup sur les angles de passe qu’on doit supprimer. De toute façon, quand je presse, je pense toujours à laisser la pire passe possible à l’adversaire. Pochettino nous demande de ne pas laisser plusieurs choix à l’adversaire. Ce qui implique un travail collectif assez énorme. Ce n’est pas étonnant qu’au bout de six ou sept mois à bosser selon ses idées, on parvienne à harceler et déstabiliser complètement des équipes. Cela ne pouvait pas venir immédiatement car c’est un travail colossal à l’entraînement. Il souhaite qu’on récupère le ballon le plus haut possible. Donc pour ça, c’est normalement à un attaquant de déclencher ce pressing et on doit tous suivre. (…) On a des schémas et des positionnements précis à avoir selon les circonstances. Sur six mètres adverse, s’ils attaquant par le côté droit, etc. Pochettino, c’est l’art du détail, vraiment. Je me souviens qu’il nous montrait au début qu’un mètre, ou même pas un mètre, pouvait empêcher deux solutions de passe au milieu. Rien qu’en montant d’un pas ou en inclinant notre position de telle façon sur l’adversaire, on le mettait en difficulté. »

mauricio pochettino spurs manager

Si Mauricio Pochettino a appris ses principes de jeu avec Marcelo Bielsa en Argentine, cette influence se voit dans le jeu de son équipe. Pressing, attaques rapides et frappes au but sont de vigueur. Problème, pour sa première saison avec les Spurs, Tottenham manquait d’équilibre, la faute à un pressing mal maîtrisé et Tottenham s’exposait dès lors que le pressing était inefficace. Que se passait-il quand l’adversaire cassait le pressing des Spurs et parvenait à conserver le ballon ? Tottenham subissait occasion sur occasion puisque offrait des lignes de passe et laissait beaucoup trop d’espace à l’adversaire.

Résultat, pour une équipe qui a terminé cinquième la saison dernière, le bilan défensif de Tottenham était étonnamment mauvais. Avec 53 buts concédés en 38 matchs, Tottenham avait le cinquième pire bilan défensif du championnat. Pour remettre cette performance en perspective, Tottenham encaissait le même nombre de buts que Burnley et en avait concédé deux de plus que Hull City, deux équipes qui ont été reléguées en Championship à l’issue de ladite saison.

  • Saison 2015-2016 : une nette amélioration défensive

Si Mauricio Pochettino est un manager qui a toujours mis l’accent sur la condition physique, paramètre du jeu qui confine à l’obsession, après treize matches de Premier League cette saison 2015-2016, l’Argentin en paie les dividendes. L’exemple le plus criant fut contre l’ennemi intime lors du derby de Londres, face à Arsenal (score final 1-1), où on a pu voir l’incroyable se produire : Erik Lamela défendre.

Face aux Gunners donc, Erika Lamela et Christian Eriksen ont brillamment bloqué l’entrejeu d’Arsenal dès lors que le duo Santi Cazorla-Francis Coquelin était à la relance. Grâce à leurs efforts communs pour venir en aide à Dele Alli, Moussa Dembele et Eric Dier au coeur du jeu, Arsenal a éprouvé beaucoup de difficultés à combiner et à construire. Plutôt que de suivre son latéral, Lamela avait pour consigne de contribuer au pressing de zone institué cette nuit-là par Pochettino. Un plan de jeu excellemment exécuté, preuve s’il en fallait une que cette saison, Tottenham possède une équipe beaucoup plus cohésive. Les Spurs n’ont concédé que 11 buts en 13 matches et n’ont perdu qu’un match. C’était contre Manchester United lors du match inaugural de la saison. Autrement dit, Tottenham est invaincu depuis trois mois et demi et demeure cinquième à seulement quatre points de la tête du championnat. Cette performance, l’équipe londonienne la doit à ses progrès défensifs. Cette saison, Tottenham est une équipe plus concernée et beaucoup plus intense défensivement. Tottenham est l’équipe qui tacle le plus en Premier League (29,3 tacles/match) et ses 14,3 fautes/matches ainsi que ses 27 cartons jaunes attribués depuis le début de saison sont là pour confirmer l’intensité, notion clé en Premier League.

Autre facteur de la réussite défensive, le talent de la charnière centrale composée de Toby Alderweireld et Jan Vertonghen. Les deux hommes ont joué ensemble la totalité des matches de Premier League et leur familiarité fonctionne à merveille puisque les deux joueurs se connaissent déjà depuis l’Ajax et la sélection belge. D’autre part, avoir donné à Eric Dier un rôle de pivot devant la défense dans l’entrejeu a été un coup de maître. Sa présence physique et sa sérénité pour contrôler le milieu de terrain a été parfaitement démontrée lors de la victoire face à Manchester City la semaine dernière (4-1).

Tout en gardant ce principe que « défendre commence par défendre haut », le facteur majeur dans les progrès de l’équipe a été la défense elle-même. Par conséquent, plutôt que de se concentrer sur le principe de « construire depuis l’arrière », les Spurs ont construit leur approche par le jeu sans ballon.

D’ailleurs, quand la presse a mis en avant le niveau de performance de sa défense, Pochettino a déclaré qu’il disposait de la « meilleure défense » qu’il n’avait jamais eue, tout en mettant un point d’honneur à mettre en avant la performance collective défensive. « C’est une question de mentalité, explique-t-il dans le Telegraph. On a travaillé très dur durant la présaison et aujourd’hui, on montre que nous sommes plus réguliers. C’est non seulement notre ‘back four’ mais regardez les courses de nos milieux de terrain, celles de nos attaquants, celles de nos ailiers et l’engagement sans ballon qui est primordial. L’équipe montre un très grand état d’esprit quand nous avons le ballon mais sans ballon, on court beaucoup, bien et nous sommes toujours compacts. Là est la clé. »

Il semble que le régime adopté cet été ait porté ses fruits : double session d’entrainements à 10 heures du matin et à 16h. « Cette solidité défensive est la façon dont nous allons obtenir le succès, corroborait Alderweireld. Il est important que l’équipe soit confiante dans le jeu proposé. Si vous devez marquer 3, 4, 5 buts pour gagner, ce n’est pas bon. On doit progresser devant mais on travaille très dur et ça va dans le bon sens. Et on joue très bien. »

En mettant l’accent sur l’importance de l’organisation sans ballon (et le pressing), Tottenham sait parfaitement défendre. « Nous avons besoin de trouver un meilleur équilibre offensivement et défensivement et nous avons besoin de progresser beaucoup en phase défensive », annonçait déjà Pochettino à la fin de la saison dernière, conscient déjà que ses hommes devaient travailler sur cet axe de travail.

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Les jeunes au centre du projet

5 novembre 2015, ce mercredi après-midi, Eric Dier déjeune au centre d’entraînement de Tottenham quand Mauricio Pochettino l’appelle. Alors que la liste de la sélection anglaise allait être rendue publique le lendemain pour les amicaux face à l’Espagne et la France, Pochettino, lui, la  connaît en grande partie. L’Argentin vient d’avoir Roy Hodgson au bout du fil et le sélectionneur lui a révélé que le joueur avait une bonne chance d’être appelé.

Ainsi, Eric Dier est devenu le neuvième joueur de Mauricio Pochettino à connaître sa première sélection sous les couleurs de l’Angleterre. Auparavant, six joueurs avaient fait leurs débuts en sélection en jouant en club sous l’égide de l’Argentin. Nathaniel Clyne et Calum Chambers, eux, avaient été appelés quelques mois après le départ de l’entraîneur de Southampton. En d’autres termes, sur les 14 derniers débutants avec la sélection anglaise, 60% l’ont été grâce à un homme : Mauricio Pochettino. Oui, l’Argentin façonne une grande partie de l’avenir de l’Angleterre ou y façonne le noyau dur. L’Argentin tend à devenir le manager-référent pour tout jeune aspirant à connaître une brillante carrière. Peu de managers peuvent en dire autant sur un si court laps de temps. Même Arsène Wenger.

A Tottenham, les jeunes sont nombreux. Harry Kane, Dele Alli, Eric Dier, Ben Davies et Nabil Bentaleb sont tous âgés de 22 ans ou moins. Erik Lamela et Christian Eriksen ont 23 ans, Ryan Mason a 24 ans et les latéraux Danny Rose et Kyle Walker ont 25 ans. Même les plus expérimentés comme Hugo Lloris et Jan Vertonghen n’ont même pas 30 ans. C’est simple, depuis son arrivée en Angleterre, Pochettino a fait débuter 2,3 jeunes de l’académie chaque saison soit mieux que n’importe quel autre manager de Premier League excepté Louis van Gaal (2,75). Mieux, 67% de ces jeunes obtiennent une place dans l’équipe en étant titulaire ou dans la rotation. Tottenham est aujourd’hui l’équipe la plus jeune de Premier League et la quatrième équipe la plus jeune d’Europe derrière Nice, Valence et le Bayer Leverkusen.

Si son prédécesseur, Tim Sherwood, faisait confiance aux joueurs de l’académie lorsqu’il était en charge de l’équipe, il ne fait aucun doute que Pochettino a mis le développement des jeunes au coeur de son projet depuis son arrivée, il y a 15 mois. « Je ne suis pas effrayé à l’idée de les faire jouer. Si un joueur mérite de jouer et qu’il a 17, 18, 19 ou 20 ans, c’est la même chose, déclare l’Argentin dans le Guardian. L’important est qu’il montre du caractère et de la maturité pour qu’on puisse lui donner des responsabilités. Mais pour cela, il faut d’abord construire le joueur. Les jeunes joueurs ont besoin de ressentir que vous avez confiance en eux. L’important, c’est qu’ils sachent que vous croyez en eux parce que sinon, ça ne marche pas. Quand ils ressentent que vous croyez en eux, ils acquièrent alors ce supplément d’âme. Et c’est ainsi le moment propice pour les faire jouer. Un bon exemple est Dier. Le premier match qu’il a joué contre West Ham, il était défenseur central, ensuite il a été latéral et j’ai pensé à le faire jouer en pivot au milieu. Je pense qu’il est fantastique à ce poste. »

A contrario, il y a quelques mois, quand son bilan avec les jeunes était critiqué, José Mourinho déclarait que la responsabilité revenait aux joueurs de montrer qu’ils étaient immédiatement prêts. « Vous n’avez pas besoin de voir cinq matches de suite, vous avez besoin de 10 minutes », se justifiait-il alors dans The Independent. Pour Pochettino, c’est tout le contraire. C’est au manager de faire confiance à ses jeunes, et pas l’inverse. Pourquoi ? Parce qu’en retour, le joueur voudra prouver que le technicien a eu raison de lui faire confiance, lui donnera la force supplémentaire et le temps pour faire ses preuves. L’espoir est là. « S’ils pensent que vous voulez seulement ajouter leurs noms dans votre groupe, c’est la pire à chose à faire. Quand vous leur faite ressentir que vous croyez en eux, mais que vous y croyez vraiment, ça les booste. Pour nous, il est inconcevable de voir un joueur des U18 ou des U21 et dire  ‘Ok, celui-ci, on le prend au prochain match.’ Non, c’est un processus. Par exemple, la saison dernière, Josh Onomah a commencé à travailler avec nous deux mois avant la fin de la saison puis il a fait la présaison. Ça a été la même chose avec Harry Winks (19 ans) et différents jeunes joueurs qui sont aujourd’hui dans l’équipe avec nous, s’entraînent tous les jours et jouent avec les U21. Ça leur donne confiance et leur fait comprendre qu’ils font partie de l’équipe et qu’un jour arrivera le moment pour eux de faire leur début en Premier League. »

Aujourd’hui, Pochettino travaille avec un groupe de 24 joueurs dont 13 sont âgés de 24 ans ou moins plus quelques jeunes de l’académie, et si des questions se posent sur l’expérience et la profondeur de banc de l’équipe, Pochettino, lui, ne se les pose pas. « Je mettrai la meilleure équipe lors de chaque match. Nous analysons les joueurs pour voir qui est en forme et qui l’est moins. » Pochettino a eu un rôle majeur dans les éclosions ou les convocations d’Harry Kane, de Jay Rodriguez, d’Adam Lallana ou de Rickie Lambert. Que dire de son impact pour Eric Dier ? Ou de Dele Alli, aujourd’hui titulaire indiscutable, qui n’avait jusque-là aucune expérience en Premier League et qui n’avait jamais joué au-delà de la troisième division ?!

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Une nouvelle culture qui passe par une éthique de travail

Pochettino a intégré deux clubs prédisposés à favoriser les jeunes joueurs certes, mais il a su en exploiter toutes les ressources. Une politique menée à Tottenham en étroite collaboration avec le président Daniel Levy et le responsable du recrutement, Paul Mitchell. « Je ne suis pas fier de ma réputation, je suis fier des joueurs et de ce qu’ils ont fait, que ce soit pour leur équipe nationale ou pour leurs grands clubs, concède l’Argentin. Ce qui me rend fier, c’est lorsque je me rends compte que les joueurs progressent dans leur jeu. Notre philosophie est donner la chance aux jeunes s’ils méritent de jouer et qu’ils sont capables d’être performants en Premier League. Et Tottenham investit beaucoup d’argent pour l’académie, alors pourquoi ne pas en profiter ? »

Dans une époque d’achats en masse et d’inflations salariales, savoir vendre devient une vertu et Pochettino construit des joueurs à son image pour embrasser la forte intensité que requiert le jeu moderne. Les mouvements extra-sportifs en disent long sur la discipline demandée par Pochettino. Le traitement réservé à Andros Townsend est de ce point de vue révélateur. Pochettino s’attache à maintenir une culture interne particulière et non négociable. Si Tottenham ne compte peut-être pas de grands noms, le club possède une mentalité collective ancrée.

Après la brillante victoire face à Manchester City (4-1) samedi dernier, Gary Neville a déclaré dans le Monday Night Football sur Sky Sports en évoquant la gestion de Mauricio Pochettino : « Je crois que ce qu’il avait à faire lors des 12-18 derniers mois, c’était de reconstruire le club. Et si vous regardez ce qu’il a fait, il a transformé l’équipe. Désormais, on voit une bande de potes. Tottenham est une équipe à la moyenne d’âge de 23 ans, soit l’équipe la plus jeune du championnat. Il n’a pas seulement transformé l’équipe, il est en train de transformer une culture. Il disposait d’une équipe qui avait une piètre éthique de travail, une pauvre attitude et montrait peu de respect pour le club. Maintenant, il a un groupe de joueurs qui ont tous les ingrédients dont vous avez besoin pour être performant. »

Tottenham est en course dans trois compétitions différentes et tout le mérite revient à Pochettino pour le travail qu’il fait au club. Et si le club et le manager continuent dans cette voie, il n’y aucune raison pour que White Hart Lane n’accueille pas des matchs de Ligue des champions la saison prochaine.

Article a retrouver également ici : http://www.goal.com/fr/news/31/angleterre/2015/11/29/17817402/un-effectif-jeune-et-une-tactique-affin%C3%A9e-voici-comment?ICID=HP_HN_HP_RI_1_1

Romain Laplanche

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