Écoutez attentivement, Earl Thomas a quelque chose à dire


Il est 4 fois All-Pro, 5 fois Pro-Bowler, n’a que 25 ans mais a déjà une bague de champion et compte bien remettre le couvert ce dimanche lors du Super Bowl XLIX face aux New England Patriots. Cet homme, c’est Earl Thomas, free safety des Seattle Seahawks. Dans l’édition du 19 janvier dernier, l’hebdomadaire américain Sports Illustrated a eu la bonne idée de faire un portrait du bonhomme. Un mec qui, selon les considérations, peut paraître fou, serein, perché, passionné, prétentieux, insolent… Ou tout simplement fascinant. Traduction.

Article original : http://www.si.com/nfl/2015/01/15/nfl-playoffs-earl-thomas-seattle-seahawks écrit par Greg Bishop

.

« Je crois en la mentalité du guerrier. J’adore les films de kung fu, de héros, considérer que la vie repose sur la discipline. Je peux m’identifier. J’ai ce sang du guerrier, frère. »

Les vestiaires des Seahawks sont presque vides quand le free safety, Earl Thomas, s’installe dans un fauteuil. « Il se pourrait que je sois l’homme le plus intéressant au monde », déclare t-il d’entrée avant de parler tatouages, de Bruce Lee et d’évoquer ce qu’il avait exprimé plus tôt dans la saison : comment « la friction avait su faire naître la fleur de l’amour ». La « fleur de l’amour » caractérisant le rajeunissement de la défense et l’entente qui émane de la secondary dont il est l’un des tauliers.

Une conversation avec Thomas confine à errer à travers le temps et le lieu en abordant divers sujets vaguement liés. La plupart du temps, il est question de football et de la défense de leur titre de champion. A propos, cette dernière a été renforcé samedi dernier par la victoire face aux Panthers 31-17, synonyme de finale de conférence. Pour Thomas, c’est comme si tout sujet de conversation avait un rapport avec le football. Sur le fait de tondre la pelouse à 6 ans : « Quand j’ai commencé à couper l’herbe, tout devenait silencieux, comme lors d’un match de football. Vous avez le design, les lignes, tout est soigné et impeccable. C’est la fierté de votre métier. » Sur son amour du football : « C’est toujours de frapper plus, frère. Je reviens et je veux juste embrasser la pelouse. Je peux être libre. » Et sur son héritage : « Ma vie tient une grande part de grandeur », énonce t-il sobrement.

Dans le sport le plus aseptisé où Bill Bellichick peut conduire toute une conférence de presse en répétant « Nous nous tournons vers Cincinnati » [1] et où personne ne dit rien qui pourrait nuire à l’image de la marque, il est rafraîchissant d’entendre Thomas analyser, philosopher et méditer. Cette franchise démontre son approche de la vie, un ethos centré sur le rythme, le flow et une authenticité qui s’exprime aussi bien à l’épicerie (le commerce de son grand-père), dans la film room que sur le terrain. « Earl ne ressemble à aucune autre personne que j’ai pu rencontrer, affirme le running back Jamaal Charles, un des meilleurs amis de Thomas. Il est juste… différent. » Le football a une telle place dans sa vie qu’il s’est fait tatoué un ballon ensanglanté sur son biceps droit. Une heure après le début de l’interview, il parle encore –d’être peut-être le meilleur joueur de la meilleure défense de la Ligue, de la course aux playoffs, et du potentiel de l’équipe à devenir la première de la décennie à faire le back-to-back (gagner pour la deuxième année consécutive le Super Bowl).

Earl Thomas est ‘tout’ le football. Durant la saison, il sort peut-être trois fois de la ville. Mais même hors de Seattle, Thomas ne peut s’empêcher de penser football. Durant la bye week, le vendredi soir avant le wild-card game (le 2 janvier, ndlr), il est allé rendre visite à son frère pour lui parler exclusivement de l’entraînement. Ou comme cette nuit en juin dernier. Les Seahawks reçoivent leurs bagues de champions, Usher donne un concert privé pour l’occasion, mais Earl préfère quitter les festivités pour voir le film d’un match. « On est sur cette frontière entre génie et folie », affirme Krys Richard, coach de la secondary des Seahawks. Lutter pour faire du mieux possible et toujours plus est le credo de Thomas, qui (se) demande, « qu’est-ce qui a fait que Mozart était Mozart ? »

San Francisco 49ers v Seattle Seahawks

« Bien sûr que j’apprends des plus grands –Ronnie Lott, Ed Reed, Troy Polamalu. Mais il y a beaucoup de travail inachevé qu’ils n’ont pas terminé. Je veux être la norme. Je veux redéfinir ce que signifie être safety »

Si de telles proclamations semblent prétentieuses, il faut prendre en considération le backfield défensif dans lequel Thomas évolue. En 2010, Seattle a drafté Thomas au 1er tour et Kam Chancellor, un quarterback converti en strong safety, au 5ème. L’année suivante, la franchise a sélectionné Richard Sherman, un receveur converti en cornerback au 5ème tour de draft et a signé un autre corner, Brandon Browner, de la CFL. Le collectif ressemblait davantage à une équipe de basket qu’à une secondary. Hormis Thomas, tous culminent au moins à 1,90m (au-delà des normes conventionnelles). Avec ses 1,78m, Thomas était une aberration –le plus petit et le seul à être drafté aussi tôt. D’abord surnommé les « Three and a Half Men », ils finiront par être connu comme la « Legion of Boom ».

Quatre ans plus tard, Thomas est le catalyseur de l’unité, un perpétuel All-Pro qui a signé cette saison une extension de contrat de 4 ans pour 40 millions de dollars dont 22 millions sont garantis. Avant l’entraînement, dans les vestiaires il s’assoit à sa place en transe, casque dans les oreilles, les yeux fixés droit devant. « Il va dans son monde », explique Kam Chancellor, avec qui il forme la meilleure paire de safeties de la Ligue. « Tu le laisses y aller, et ensuite tu le rencontres sur le terrain. » Sur le terrain, Thomas ne se repose pas, il arpente. Il ne ralentit pas, il accélère. A l’université du Texas, à l’entraînement, les linemen défensifs se plaignaient toujours de la façon dont il arrivait à toute vitesse dans leurs dos. Sans discontinuer.

Thomas est le plus rapide et le plus prompt des safeties en NFL. Sa capacité à couvrir la largeur fait de lui la pierre angulaire d’un système défensif qui a encaissé le moins de points en NFL lors des trois dernières saisons, un exploit accompli seulement par les Vikings des « Purple People Eaters », de 1969 à 1971. Thomas fournit la liberté. Il permet aux Seahawks de jouer une seule et forte couverture par rapport aux autres équipes (la cover 3, ndlr). Pour le démontrer, Richard Sherman demande que vous vous imaginiez un parapluie dont les bords extérieurs sont la propriété des cornerbacks (au nombre de 2). Thomas, lui, en zone profonde, est au milieu d’eux, permettant aux 8 autres défenseurs d’avoir beaucoup moins de terrain à couvrir en face de lui. Ainsi, les cornerbacks peuvent être plus agressifs avec un Thomas à l’affût, prêt à lire, à effacer une potentielle erreur. Le reste de la défense peut se focaliser sur le jeu à la course et/ou faire des prises à deux sur les receveurs adverses. « Je n’ai jamais vu un gars couvrir le milieu du terrain de la façon dont il le fait », assure Jeremy Lane, nickle corner de Seattle.

Cette prédisposition était évidente à observer face aux Panthers. Earl Thomas a fini le match avec 11 plaquages et 2 passes défendues, et c’est son jeu en « filet de sécurité », son intelligence situationnelle, qui a permis à Kam Chancellor de jouer l’interception avec au bout du jeu, un pick-six de 90 yards qui tua le match. La présence de Thomas était également notable dans le jeu de passes opéré par Cam Newton. Le quarterback des Panthers n’a pas osé lancer vers la zone d’Earl Thomas, dite la « Zone 29 », en référence à son numéro de maillot, et c’est bien normal. Selon le site nflsavant.com, les Seahawks n’ont eu à défendre que 10 passes en zone profonde cette saison, soit le plus petit total de la Ligue. Une part ridicule de 1,87% de leur défense contre la passe. Et sur les 10 passes, 4 seulement ont été complétées. « Il est si important. C’est notre effaceur. Sur n’importe quel gros jeu, on compte sur lui pour l’éliminer », clame Richard Sherman. La constante domination de la défense des Seahawks fait qu’on parle d’elle comme l’une des meilleures de tous les temps. « C’est une comparaison légitime », affirme le futur Hall Of Famer Ed Reed. Mais dans la discussion, ce qui caractérise cette défense des autres, c’est sa jeunesse. Thomas a 25 ans. Sherman, Chancellor et Byron Maxwell (qui a remplacé Brandon Browner) en ont 26. « Qui a dit que nous devons être ordinaires ?, demande Chancellor. Nous sommes dans une Ligue qui nous est propre. »

NFL: Preseason-Chicago Bears at Seattle Seahawks

« J’ai joué avec beaucoup de grands joueurs, mais ils n’aiment pas le football de la façon dont les gens d’Orange, au Texas, l’aiment. C’est un amour pur. C’est la raison pour laquelle je suis un rebelle : parce que je protège mon âme d’enfant, mes passions. Je cogne ma tête pour être ce « moi »

Debbie Thomas appelle son fils, Earl, comme son « bébé-miracle ». En 1987, les docteurs lui diagnostiquent un cancer de l’utérus et ne lui donnent que 6 mois à vivre. Elle demande alors à différents spécialistes leurs avis pour avoir un deuxième, une troisième puis une quatrième opinion, mais chacun d’eux lui disent la même chose : 6 mois. Elle repousse l’hystérectomie aussi longtemps qu’elle le peut, retourne à l’hôpital deux mois après le diagnostic initial, et après quelques tests, les docteurs restent perplexes. Le cancer a disparu. Deux ans après, avec un bon bilan de santé, Debbie Thomas donne naissance à un petit garçon, qui selon son mari, Earl Jr, était né pour jouer defensive back. « Son premier pas était vers l’arrière, dit-il. Je crois que quelque chose n’allait pas avec lui. »

Orange, petite ville de 19 000 habitants au Sud-Est du Texas, au bord de l’État de la Louisiane, son entreprise DuPont et sa multinationale Walmart. « Une sorte d’endroit encore méconnu » affirme Oscar Gilles, recruteur dans la zone pour l’Université du Texas avant de partir à l’Université de Louisiana Tech. « Ça vit pour le football – mais un football tel qu’on ne l’a plus vu depuis 40 ans. Un football pas très glamour. » C’est pourtant là que le grand-père d’Earl Thomas travailla dans la même épicerie pendant 50 ans, cumula les jobs avant d’être révérend dans sa propre Église. L’éthique de travail, il l’a transmise à son fils, avant que ce dernier ne fasse de même pour ses deux enfants, Earl et Seth. Quand Earl avait 5 ans, son père l’a initié à un jeu qu’il dénommait le « shotgun alley » : il alignait 4 poubelles dans le garage et confrontait ses deux enfants au plaquage. « Ils frappaient comme des hommes. Une honte », raconte une des tantes.

Jeune, Earl pratiquait de multiples sports : football, basket, sprint et baseball. Pratiques qu’il jonglait avec son autre passion : la musique, née d’une batterie qu’il a gagné quand il avait 4 ans. Il apprit à y jouer avant d’apprendre le piano, le saxophone et de l’orgue. Il jouait de tous ces instruments en face de l’Église de ses grands-parents dans la Sixth Street Community Church. A la mi-temps de ses propres matchs au lycée, il jouait de la batterie avec la fanfare. Quand il ne faisait pas de sport, Earl et ses amis s’amusaient à faire des « bœufs » marathons. Même aujourd’hui, Thomas peut apprendre des chansons par cœur en 2-3 heures. « Je marche au rythme et aux sensations. J’adore mon caractère créatif. J’adore mon imagination. C’est le football et la musique. Je ressens juste beaucoup de choses. »

Un jour, alors qu’Oscar Giles alla rendre visite au lycée de West Orange-Stark dans l’optique de recruter le vanté defensive back, Deon Beasley (qui signera plus tard pour l’Université du Texas), on est venu lui dire : « Garde un œil sur ce gosse », en pointant Earl III. C’était son père.

Earl Thomas 11

« Je ne vis pas la vie comme n’importe qui. Je pense que je la vois différemment. Ils ont découverts que ça venait du Texas »

Septembre 2005, Thomas est encore au lycée, l’ouragan Rita frappe Orange, déracine les maisons de leurs fondations ainsi que les arbres. Un de ces arbres atterri sur la maison de Thomas, qui devient un tas de gravats. La famille déménage alors au Motel 6 dans une chambre avec deux lits. Les parents en partagent un, les frères se partagent le second. Ils mangent la plupart de leurs repas au Waffle House de la rue, avec au menu le All-Star Special, un combo de gaufres, d’œufs brouillés, de maïs et de saucisses.

Le recrutement de Thomas se déroule au milieu de cette tourmente. Mais malgré les difficultés, il n’a jamais lâché. A l’époque, il ne parlait pas beaucoup. Seulement « de sa petite ville du Texas, de la population, de vous et moi, affirme Blake Gideon, un coéquipier de fac. Cela traduisait de quelle manière il était timide. Il n’avait pas la voix calme et posée, c’est juste qu’il n’avait tout simplement pas grand-chose à dire. On a apprit à le connaître sur le terrain. » Earl est arrivé au Texas (chez les Longhorns, l’équipe de l’Université du Texas à Austin) comme une étoile en excellant aussi bien en tant que receveur-running-back et en tant que cornerback. Malgré ses promesses, Earl demanda à être redshirt durant sa première année (pour s’adapter au jeu), conscient de la profondeur et de la densité au poste de corner. Thomas pense que son silence a été interprété pour de l’arrogance. « Mack Brown m’a mal jugé au début », dit-il à propos de son coach de Texas. « Il ne me connaissait pas. Je voulais être transféré. J’étais énervé. » Thomas se mit alors à jouer safety et comme il grandit de manière confortable dans ce nouveau rôle, se mit à parler davantage, à mener la défense aussi bien par les mots que par l’exemple. Ce changement progressif, il le doit à sa maturité grandissante, mais aussi par l’apprentissage et la compréhension de l’impact qu’il pouvait avoir sur le terrain. Ses 24 passes défendues, plus grand total national, lui ont valu d’être dans l’équipe All-America (dans le meilleur onze universitaire) de la saison 2009. Une récompense digne de ce qu’il pouvait ressentir dans son for intérieur.

Avec le temps, « ET III » est devenu un des joueurs préféré de Brown. Sa capacité à sauter sur une multiplicité de tracés à l’entraînement fut telle, que les receveurs se plaignaient de son omniscience, persuadés qu’il connaissait les jeux. Un jour, durant sa troisième saison à Austin, il dormit trop longtemps ce qui le fit louper un entraînement lors duquel les Longhorns préparaient particulièrement leur défense en vue du match de la semaine. Une semaine après, le coach des defensive backs trouve Thomas en train de dormir en face de son casier. Cette scène se répétera pendant des mois.

Thomas sera drafter à l’issue de sa saison de sophomore redshirt. Il en ressentait le besoin vis-à-vis de sa famille. Pour ça, « et parce que le moment était venu », dit-il. « Je devais montrer mes talents à South Beach. » Il les montrera à Seattle.

Earl Thomas 8
Earl Thomas sous le maillot des Longhorns

« Si vous regardez la secondary des Seahawks et que vous regardez celle de Texas, c’est la même chose. Vous voyez de la grandeur. Je parle toujours de grandeur. Je suis toujours entouré par la grandeur. C’est ça, frère. Grandeur. »

Selon ses dires, sa transformation de freshman lycéen taiseux au Thomas loquace à l’esprit libre s’est faite il y a deux saisons. Par l’éloignement familial et le fait d’être seul face à lui-même. Il a beaucoup réfléchi sur sa personnalité, ses objectifs et ce sur quoi les joueurs parlent rarement : les émotions. « J’ai juste commencé à me sentir comme si je savais vraiment comment me ‘sentir’. J’ai trouvé ma paix intérieure. Je suis en accord avec mon esprit de guerrier. »

Thomas s’est récemment mis à la lecture. Il a dévoré la Bible, des livres de motivation et a commencé à écrire un journal. Après le football, il veut retourner à l’école –pour se spécialiser en psychologie. Après cette reprise d’études, il envisage une carrière de coach de vie. « C’est un gars totalement différent maintenant », avoue Seth. « Il demande tout le temps… ‘Mec, d’où vient ça, ça et ça ?’ » La maturité de Thomas en dehors du terrain s’est accompagnée d’une maturité sur le terrain. Il a admis avoir été trop arrogant avec ses coéquipiers au début de sa carrière et, en raison de son large éventail, a souvent accéléré hors de position, ce qui a conduit à des plaquages manqués. Pete Carroll, head coach des Seahawks, avait d’ailleurs pensé à le mettre sur le banc lors de sa saison rookie. Finalement, Richard Sherman aida Thomas à rester concentré sur ses responsabilités, à réduire l’improvisation pour que ses capacités naturelles prennent le dessus. Comme Thomas parlait plus librement en dehors des terrains, il jouait avec davantage de discipline sur le terrain. Cette année l’a encore démontré, lors du début de saison difficile, il réprimandait les defensive ends pour manger leurs graines de tournesol durant l’entraînement (pensant que c’était irrespectueux).

Comme Thomas attire de plus en plus l’attention, Richard Sherman est devenu comme une sorte de publicitaire. Pour lui, son pote doit être considéré de la même manière que l’est J.J. Watt. Thomas ne serait pas contre. « Avec mon esprit du moment, avec mes yeux, le jeu est lent », affirme sans sourciller Thomas. Je vois ce qui va se passer. » Avec Ed Reed, qui « apprécie Earl », ils partagent la ténacité, l’éventail de qualités et la brutalité des plaquages.

Ses offseasons, Thomas les passe à la maison, chez lui, à Orange, où il a acheté une maison à ses parents et un bateau. En ce moment, il est en train de faire construire un centre d’apprentissage, un labo informatique et une librairie dans l’Église familiale en l’honneur de Earl I, mort en 2010. Sinon, durant la saison, il distribue les dindes à Thanksgiving, les manteaux, les vélos à Noël et possède des terrains de football qu’il laisse en libre accès pour les enfants de la région.

Après la fin de match face aux Panthers au CenturyLink Field, Debbie Thomas, en manteau blanc, attendait son fils dans le parking réservé aux joueurs. Avant de rejoindre leurs voitures respectives, les joueurs, pressés, allèrent saluer et parler avec une femme qui est aussi doué que son fils dans l’art de la saisie. Debbie parlait à la fois avec les agents de sécurité, les officiers de police et les agents de joueurs. Après près d’une heure, Earl arriva enfin. Tout le monde était parti, même les flics. Le bébé miracle alla embrasser sa mère puis ils partirent ensemble. Sans dire un mot.

Earl Thomas 9

[1] Propos tenus et répétés à maintes reprises en conférence de presse après la lourde défaite des Patriots face aux Chiefs 14-41 lors de la week 4.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s